ACTIONS FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE : DU MYTHE A LA REALITE

La conférence de Laurent LABEYRIE est le point de départ d’un atelier « Observatoire du Changement Climatique » directement inspiré des études menées ces dernières années pour mieux comprendre et mieux appréhender l’évolution du climat.  Nous partons du postulat de l’existence effective d’un réchauffement inéluctable de la planète, tel que démontré par les travaux du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) depuis 1991. Il reste certes discuté par les lobbys climato-sceptiques qui le considèrent comme un mythe. Il est également contredit par une culture répandue de la stabilité environnementale qui ne pourrait être affectée que par des modifications humaines constatables à court terme. Ainsi l’accumulation des problèmes qui peut conduire à terme à des situations plus graves et des changements plus profonds est donc de ce point de vue nouvelle et nécessite d’être explicitée.

Globalement les données les plus optimistes, suite aux accords de Paris de la COP 21, prévoient une augmentation de la température moyenne du globe de 3 à 4 degrés pour la fin du siècle avec une élévation du niveau des mers à plus d’1 mètre par rapport au niveau actuel.

Toute l’économie sera affectée mais en particulier l’agriculture, l’énergie, l’urbanisme, la santé humaine, et la qualité de la vie humaine en général. Les SRADDET (Schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) ont été créés par l’Etat à la suite de la COP 21 en 2015 et commencent à se mettre en place dans les régions, comme la BREIZH COP lancée par le conseil régional de Bretagne en janvier 2018 qui a comme horizon des orientations pour 2040 et pour fonctionnement une concertation citoyenne et institutionnelle. Un des outils sont les observatoires pédagogiques qui devront, à échéances fixées, regrouper les informations issues du fonctionnement de l’entité pour laquelle elles ont été créées. Cette pratique permettra de compiler plusieurs fois par an des observations individuelles et indicatrices des progrès des projets en cours. Ces observatoires pourront être créés dans toutes les strates des lieux de décision et s’agréger progressivement vers le niveau national.