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 La Réforme racontée par les Cranach

Le 31 octobre 1517, Martin Luther, moine et théologien inconnu d’une petite ville de Saxe (Allemagne) nommée Wittenberg, rend publique ses « 95 thèses contre les indulgences et autres scandales de l’Eglise de son temps en les placardant sur la porte de son église. Entre autres, les raisons de ne pas payer pour l’absolution de ses péchés. Ses critiques contre lEglise vont se répandre comme une trainée de poudre dans toute l’europe humaniste et engendrer un grand élan de protestation, d’où le nom de « protestants » pour ses adeptes, qui souhaiteraient non pas d’anéantir l’Eglise, mais juste la réformer. Ce qui donnera le nom de Réforme ou Réformation au mouvement.

Luther n’est pas seul. Sa critique est soutenue notamment par une solide équipe de théologie,s de la jeune Université de Wittengerg et par un peintre graveur, Lucas Cranach, (dit l’ancien pour le distinguer de son fils, dit le jeune) qui va imprimer ses thèses. Cette réussite est rendue possible par l’invention de l’imprimerie et le réseau des villes imprimantes de l’espace Rhénan.

Les Cranach père et fils vont mettre tout leur talent de peintres et leur savoir-faire de graveur-imprimeur au service de la diffusion de ces idées, soit au travers des illustrations et des pamphlets, soit par l’explication ds idées de la Réforme que l’on découvre dans leurs tableaux, comme le montre les exemples présentés ici par Maëlle Thomas-Bourgneuf,
enseignante en Histoire, documentariste et auteure.