Le combat pour la reconnaissance des compositrices a été très long, il est encore en cours.
Pourtant, les femmes ont été nombreuses au fil des siècles à exercer leurs talents dans un domaine habituellement réservé aux hommes.
L’histoire les a continuellement oubliées.
À la fin du XIXe siècle, le développement des conservatoires et les mouvements féministes font progressivement bouger les mentalités et les lignes, et l’on trouve de plus en plus de compositrices.
Mais les changements sont encore lents, l’éducation bourgeoise fait peser une chape de plomb sur les jeunes filles, et des vocations sont encore souvent brisées ou découragées.
En France, les deux sœurs Lili et Nadia Boulanger ont joué un rôle important dans cette nouvelle considération au début du XXe siècle.
Bien des noms importants émergent de l’histoire, de Germaine Tailleferre à Ruth Crawford Seeger, en passant par Ethel Smyth, Amy Beach ou Alma Mahler…
Guillaume KOSMICKI a suivi des études de musicologie (D.E.A. Aix-en-Provence) et s’est spécialisé dans les musiques électroniques, dont il a été en France l’un des premiers spécialistes à partir de 1995. Il a ouvert ses recherches vers de nombreuses autres voies, comme la musique classique, l’opéra, le jazz …
Depuis 1998, il partage le fruit de ses recherches dans des contextes variés (festivals, conservatoires, UTL) ainsi que dans de nombreux médias (ARTE, France Musique, France Culture …)
Il est membre de l’Académie Charles Cros, journaliste musical (ResMusica, Hémisphère son) et il collabore régulièrement avec différentes institutions et divers ensembles (GRAME, Muse en circuit, MC2, Ensemble Sillages, Percussions de Strasbourg…).